Culture
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Vous avez dit « Warai »?

Vous avez jusqu’au 15 décembre pour découvrir ce qui fait rire et sourire les japonais, à travers 80 pièces exposées à la Maison de la Culture du Japon à Paris dans le cadre de l’exposition « Warai, l’humour dans l’art japonais de la préhistoire au XIXème siècle.

Chez Ôtsuki Sama, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller y faire un tour tant, l’association humour/Japon est inconnue en France.

Et pourtant… Cette exposition révèle de petits bijoux, dont certains sont truculents, comme cette paire de rouleaux de l’Epoque Edo intitulée « Rouleau de la bataille des pets« , qui déploie, sur 16 mètres, les scènes d’une bataille improbable dont les guerriers s’affrontent à l’aide de pets malodorants.

L’humour est ici exploré sous toutes ses facettes: le rire excentrique d’Ito Jakuchu, avec « Ofuku », le symbole de la félicité. Mais celle-ci est particulière: atteinte de calvitie au sommet du crâne, pouffant de rire, ses orteils trop grands sortant de ses sandales, elle est en réalité un homme travesti.

Le rire des animaux, mis en scène pour contourner la censure, telle l’interdiction du gouvernement de réaliser des estampes d’acteurs et de jeunes femmes. « Belles-femmes chat se délassant en été »(1842) est une parodie signée Utagawa Kuniyoshi. Ces courtisanes sont félines et s’adonnent avec bonheur et sensualité à la musique et à l’oisiveté.

Rire caricature encore avec ces deux rouleaux d’un anonyme de l’époque Edo, « Le chat et la souris »: une souris et un chat boivent ensemble boivent du saké. Le chat en oublie totalement sa tâche, qui est d’attraper la souris. Très joyeux, il tend à la souris sur le deuxième rouleau une coupe de saké aussi grande qu’elle!. L’abus d’alcool est dangereux, on en oublie qui l’on est…

Les Dieux et Bouddhas sont également rieurs. Pourrait-il en être autrement pour « Les Sept Dieux du Bonheur » de Nagawasa Rosetsu? Ils boivent du saké tous ensemble sur une barque, l’un d’entre eux pêche, un autre déjà soûl somnole. Ils sont gros, avec des têtes difformes, qui n’appellent aucunement la dévotion ou l’admiration, mais leur aspect « comblé » était supposé apporter la bonne fortune. Ils nous transmettent le message que « Le bonheur vient à la porte de celui qui rit ».

Nathalie

Catalogue de l’exposition « Warai l’humour dans l’art japonais de la préhistoire au XIXème siècle », Maison de la Culture du Japon à Paris.

 

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