Kids, Livres
Laisser un commentaire

Un joli livre de circonstance…

Quand j’ai aperçu ce joli livre «de circonstance» à la librairie de la maison duJapon, Neige de Maxence Fermine, le texte accompagné d’«encres et dessins de Georges Lemoine» (Arléa, 2002), j’ai hésité un moment : avais-je déjà lu ce conte de blancheur Oui, mais il me semblait que l’édition était différente… Elle se présentait dans un autre format ou sous une autre couverture.

Tous les amoureux des livres ont déjà vécu cela dans une librairie ou en bibliothèque : un livre reparu sous un autre titre ou dans une autre édition ou en format de poche provoque un léger trouble, comme si un livre lu laissait son empreinte sous nos doigts.

Quand je cherche un titre dans ma bibliothèque, je n’ai pas seulement ce titre et l’auteur en tête, mais une couleur, un format, une épaisseur, une texture : le petit format blanc orné d’écritures de Paul Claudel sous lequel Gallimard présente le merveilleux recueil du poète « Cent phrases pour éventails », le grand dos de toile bleue des Herbiers de Proust et de Colette (Editions du Chêne), la sublime boîte qui renferme les reproductions des « cent vues célèbres d’Edo » d’Hiroshige (Éditions Taschen), pour ne citer que quelques exemples…

Je n’avais pas non plus oublié les belles illustrations de Georges Lemoine Bractée de tilleul aux fruits suspendus, bol à thé décoré d’une branche fleurie, montagnes d’encre entre lesquelles une funambule marche sur un fil tendu, surplomb où se pose une maison montagnarde.

Quant au récit de Maxime Fermine : Comme un haïku. bref, subtil, simple, familier ; léger comme un flocon de neige et pourtant plein d’enseignement, riche de sensations et de couleurs. Cinquante quatre chapitres très courts comme des tableaux, des estampes avec les mots qu’il faut, en équilibre entre rêve et réalité ; visuel, sensuel, un livre différent à ranger aux côtés des recueils de poésie que l’on aime à relire de temps en temps.

Un livre qu’on relit déçoit parfois, le souvenir qu’on en gardait l’a déformé, le texte n’est plus à la hauteur … Parfois c’est l’inverse, une reprise nous trouve dans de meilleures dispositions et nous voyons, sur notre chemin de lecture, de jolies choses sur lesquelles on avait glissé trop vite, distrait…

Une très belle lecture qui accompagnera un après-midi calfeutré près d’une fenêtre vous exposant un paysage où :

Il n’y a plus ni ciel ni terre

rien que la neige

qui tombe sans fin

Hashin

Cette entrée a été publiée dans : Kids, Livres

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s