Artisanat, Livres
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Fonction poétique et narrative du dessin par Juliette Binet

À l’heure où bon nombre de petits et grands éditeurs de livres pour la jeunesse rivalisent de façon frénétique dans l’usage de procédés toujours plus excessifs : colorations vulgaires, découpages, mélanges du mat et du brillant, gaufrages, dorures, argentures et je ne sais quels artifices ne masquant pas toujours une pauvreté graphique, d’autres maisons fortes de connaissance en reliure ou typographie…. mettent en lumière, par contraste, des illustrateurs talentueux de par leurs délicats traits de crayon et leur poésie picturale. Juliette Binet fait partie de ces jeunes illustrateurs riches d’inventivité et d’authenticité dont les créations invitent constamment à la rêverie. Son premier album « La poésie Japonaise », Éditions Mango, expose l’immense qualité de ses compositions aux couleurs si douces et aux traits si légers. Ils se marient magnifiquement avec les poèmes choisis de présenter au jeune public : des petits textes si japonais exprimant impressions personnelles, confidences ousensations souvent liées à la nature… Les traits de crayon  » de Juliette Binet sont ici très discrets, délicats et aussi légers que les 17 syllabes des haïkus d’autrefois… Née en 1984 à Rennes, Juliette Binet grandit à Tours puis à Nantes, étudie aux arts décoratifs de Strasbourg, où elle entreprend de raconter des histoires en images, et passe son diplôme en 2007.

En 2008, elle reçoit le «Grand prix de l’illustration» du Centre de l’Illustrationde Moulins après avoir obtenu en 2007 le prix «Ritleng» décerné par la ville deS trasbourg. Elle a été sélectionnée avec «mention spéciale» au concours international d’illustrations de Chioggia en 2005. Elle vit et travaille désormais à Paris. Elle est l’auteur d’Edmond, Tels Quels et L’ombre d’Igor chez Autrement, de Jonas et Horizons facétieux chez Gallimard Giboulées, de Courant d’air aux Éditions du Rouergue et du Cousin chez Albin Michel.

Dans la plaine enneigée où toute herbe s’abolit
Le héron blanc s’est enfoui dans sa propre apparence
Dôgen (1200-1253)
Le voleur
M’a tout emporté, sauf
La lune qui était à ma fenêtre.
Ryokân (1757-1831)
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