Culture, Voyages
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Le bleu pastel bientôt dans nos collections…

Le Bleu Pastel bientôt dans nos collections…

Dès l’Antiquité, les Egyptiens utilisaient le pastel pour teindre les bandelettes dont ils entouraient leurs momies. À l’époque médiévale, les centres de production du pastel français se situaient en Bretagne, en Normandie, dans la Somme, en Gascogne et dans le Lauragais (triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne). Cette région connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Le commerce des coques, aussi appelées « cocagne » (boules de feuilles fermentées) débutait dans cette région appelée « pays de cocagne ».

Par la suite, l’Isatis tinctoria fût détrônée par l’indigo, produit en Inde et extrait de l’arbre Indigotier. Sa production était plus simple et moins couteuse. En effet, le principe colorant l’indigotine se trouve en plus grande quantité dans les feuilles de l’Indigotier que dans les feuilles du pastel des teinturiers. Il faut en moyenne 2 tonnes de feuilles d’Isatis tinctoria pour produire 2 kg de pigment.
Aujourd’hui, des passionnés essaient de faire renaître ces bleus régionaux . Dans le Gers, Henri et Denise Lambert, ont reproduit des teintures et des pigments Bleu de Lectoure avec des techniques novatrices, beaucoup plus rapides que la longue fabrication traditionnelle. La récolte des pastels ne se fait plus sur place, mais dans l’Ariège, la fabrication des pigments est maintenant externalisée mais la teinture est toujours faîte sur place manuellement par deux jeunes femmes, dans de grandes cuves (anciens abreuvoirs pour les vaches) de l’Atelier à Lectoure. Elle reste délicate car un temps orageux peut faire tourner la préparation et dans ce cas les tissus sont fichus. « Le Bleu de Lectoure » a relancé la production du bleu de pastel, à l’usage des Beaux-Arts, de la décoration et de l’industrie textile.

Toujours à la recherche de techniques artisanales et traditionnelles, c’est avec le plus vif intérêt que je découvris cette petite manufacture lors de mon voyage gersois… Aussi, dès le lendemain de ma visite, je retournai rencontrer Denise Lambert pour partager mon projet de teindre au Bleu de Lectoure les « shibori » et lins d’Ôtsuki Sama avec l’aide de leurs teinturières dans leurs ateliers…

Si la récolte et le climat le permet, Ôtsuki Sama partira en 2015 le temps d’une teinture profiter du savoir faire si précieusement cultivé par l’Atelier Bleu de Lectoure dans la magnifique campagne gersoise…

À suivre !!!!

Le saviez-vous ?

Au XVIème siècle, les teinturiers vendaient aux artistes peintres une mousse séchée, appelée « Fleurée de Pastel », réalisée à partir de l’écume des cuves de teinture. C’est cette couleur bon marché qui a donné naissance au premier bâton de pastel, uniquement bleu à l’origine. Le nom du pigment est ensuite resté dans le langage courant pour désigner une technique de dessin au crayonnage à sec.

AU XVIIème siècle, le conte gascon d’Artagnan teignait ses capes au bleu pastel…

Lectoure Lectoure Lectoure Lectoure Lectoure Lectoure

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