Tous les articles classés dans : Arts & cultures

Cette rubrique inclut tous les articles concernant les événements culturels (expositions, spectacles…) en relation avec la culture japonaise.

Contemplation, une expo qui respire la sérénité, Arles 2018

Dans le cadre de l’exposition CONTEMPLATION lors des Rencontres d’Arles, Matthieu Ricard expose quarante de ses photographies au sein d’un Pavillon monumental imaginé par Simón Vélez et Stefana Simic. Initiative artistique qui allie photographie, architecture et méditation, CONTEMPLATION cherche à faire de l’Art une porte d’entrée vers certaines valeurs fondamentales de notre époque : la sérénité, l’altruisme, la responsabilité à l’égard de la vie… « Pour faire face aux défis du XXIème siècle, l’altruisme, la considération d’autrui et la coopération sont des valeurs clés pour œuvrer ensemble à un monde meilleur. L’altruisme mène à une économie solidaire, à une plus grande justice sociale et au respect des générations futures. La non violence doit s’appliquer aux êtres humains, aux animaux et à notre environnement naturel. Comment traduire cela en images ? En aspirant à mettre en lumière la beauté intérieure qui gît au cœur de l’être humain et l’harmonie des espaces naturels qui n’ont pas été trop altérés par l’accélération des activités humaines. Loin de nous l’idée de dénigrer l’essor de civilisation qui a permis des accomplissements …

Une nocturne Kawaii à la Fondation Louis Vuitton !

Grandiose, incroyable, hypnotique, délirant… La balade au milieu des oeuvres de Takashi Murakami à la Fondation Louis Vuitton nous immerge entièrement dans l’univers drolatique et facétieux de l’artiste japonais, chef de file du néo-pop japonais (dit Superflat), interprétant l’héritage d’Andy Warhol et du pop art américain à travers l’art japonais. Conçu en collaboration avec l’artiste, ce parcours se compose de trois ensembles distincts : un espace consacré à Dob, une souris géante aux multiples visages ; une fresque monumentale, The Octopus Eats its Own Leg, présentée pour la première fois au public ; enfin une mise en scène de l’esthétique Kawaii (« mignon » en japonais) au travers d’une multitude de supports : sculptures, peintures, fresques XXL… Murakami a toujours rêvé de devenir un réalisateur vedette à Hollywood et ses vidéos et autres dessins animés, dont on peut voir ici une sélection, dévoilent des aspects méconnus de sa création. Cette nouvelle exposition intitulée « Au Diapason du monde » s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la place de l’Homme dans l’univers. La deuxième partie de l’expo présente les réalisations d’une trentaine d’artistes français et internationaux, …

Merci Sardine !

Comment qualifier le privilège de recevoir une palette composée de 37 petits godets d’aquarelle, dont chacune des couleurs furent soigneusement choisies parmi les extra-fines de Sennelier, et d’autres artisanalement confectionnées pour m’offrir un large éventail de nuances « sur mesure » ? Il s’agit d’un privilège unique, que m’offrit Sardine, peintre aquarelliste, avec qui s’est instauré, une véritable relation de partage et de respect réciproque. C’est grâce à son long enseignement, que mon regard s’affina, qu’elle m’apprit à percevoir chaque couleur parfois imperceptible. C’est ainsi que les fleurs s’illuminèrent dans l’air et à la lumière, que les feuilles ondulèrent à leur aise et que les pierres devinrent saisissables… en un simple cursus d’initiation. Ce fut toujours avec un vif intérêt à la fois intellectuel, technique et amical, que j’écoutai les conseils avertis de Sardine qui m’apporta richesse et confiance, tellement favorables à la libre création. C’était pour moi-même un grand challenge d’associer la couleur, comme la percevait les impressionnistes, au trait tracé à l’encre noire, seule dynamique et énergie qui animaient mes travaux en tant que maître de …

Mes révélations !

Voici mes « Révélations », ou plutôt « gros coups de coeur » de la Biennale Internationale des Métiers d’Art et Création 2017, qui s’est tenue pour sa troisième édition au Grand Palais, du 3 au 8 Mai derniers. 1- Kaori Kurihara, Lauréate du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art. D’origine japonaise, Kaori Kurihara étudie d’abord le dessin et les Beaux-arts au lycée Kohnan d’Osaka, au Japon. Elle explore ensuite les techniques de la céramique à Kyoto, avant de se former à la bijouterie en France. Se définissant à la fois comme céramiste et créatrice de bijoux, elle mêle dans son art des techniques empruntées aux deux univers. Elle allie le réel et l’imaginaire et s’inspire de formes naturelles pour créer des fruits tels qu’elle aimerait les voir exister.   2- Stand « Peace Winds Japan » – Galerie « Espace MA » Au travers son expertise de la teinture à l’indigo, Naoyuki ASAI, artisan japonais, apporte le bleu qui lui tient tant à coeur, à la « canopée » (toit des forêts) de papiers et aux plateaux «Ondes». De grands rouleaux teints à l’indigo illustrent …

Le kimono, à l’honneur d’une exposition au musée Guimet

De sa fabrication délicate à l’habillage, presque comme un rituel, le kimono est évocateur de savoir-faire et de tradition japonaise. Pour la première fois, la collection de plus de 150 kimonos de la très célèbre maison de mode japonaise « Matsuzakaya », s’installe au Musée national des arts asiatiques – Guimet à l’occasion d’une exposition entièrement consacrée à cet habit traditionnel à la forte et belle histoire, baptisée Kimono, au bonheur des dames. Comme durant le règne des grands magasins parisiens du Second Empire, la maison de mode Matsuzakaya joue un rôle fondamental dans la production et la promotion de l’art de l’habillage ou « kosode ». Simple boutique fondée en 1611, fournisseur auprès de la noblesse japonaise un siècle plus tard, elle est transformée en grand magasin au début du XXème siècle, avant de confirmer son statut de référence pour l’art textile. Ainsi au fil des siècles, la collection Matsuzakaya s’enrichit de pièces d’exception – kimonos taillés dans des étoffes luxueuses parées d’éblouissants motifs, qui témoignent des savoir-faire des artisans japonais. De même, pour faire face au phénomème naissant de …

Klavdij Sluban – Divagation , sur les pas de Bashô – Paris Photo, 2016

Mon plus grand coup de coeur de cette édition Paris Photo 2016 et de toutes les sessions antérieures réunies… Klavdij Sluban, photographe franco-slovène s’ouvra à la photographie par la voie de la Littérature… Il puise ses inspirations dans la poésie géorgienne, le roman américain ou les essais japonais. L’artiste réalise très tôt qu’il ne pourra être qu’en mouvement, sur les routes. Il va sur des terrains qu’il ne maîtrise pas, pour toujours trouver l’émerveillement d’une première fois. En 1995, le nomade se dirige vers « l’extrémité du monde », le Japon. Tokyo le déconcerte. Le Japon changera sa vie et interrompra sa perpétuelle mouvance. Guidé et inspiré par sa lecture des carnets de voyage du grand maître des Haïkus Matsuo Bashô, Klavdij Sluban se lance sur ses traces afin de retranscrire ce véritable « voyage initiatique ». Le photographe a relié Kyoto à Tokyo à pied, puis a visité les îles de Sado, Shirakawa, Sakata, etc. Paysages, temples et portraits rythment cette pérégrination unique, reconnaissable à sa sensible utilisation du noir. Du temple aux îles de Matsushima, Klavdij Sluban nous …

Paul Jacoulet, un artiste français au Japon

Plus que trois jours pour découvrir à la Maison de la Culture du Japon cette très belle rétrospective de Paul Jacoulet (1896-1960), rare occidental qui a passé littéralement toute sa vie au Japon. L’exposition s’attache à comprendre l’oeuvre de cet artiste français passionné par le Japon, qui s’est illustré dans la création d’estampes. Paul Jacoulet reprend les techniques traditionnelles japonaises de l’ukiyo-e, la gravure sur bois,  en travaillant en collaboration avec un graveur et un imprimeur. Pourtant, il renouvelle complètement ce genre artistique en proposant des sujets inédits, tels que des minorités ethniques, des vieillards, même des personnes infirmes. On est étonné de voir la représentation d’un bossu, ce qui va à l’encontre de l’idée qu’on se fait de l’estampe japonaise traditionnelle. L’artiste se distingue aussi par le choix de couleurs inédites, très franches et saturées, ce qui n’existe habituellement pas dans cet art. Ces œuvres font penser à de l’illustration voir de la Bande dessinée. Il essaye de nouveaux pigments comme le mica concassé pour les noirs qui donne un aspect très brillant. Les reliefs sont subtils et délicats, Jacoulet pouvait utiliser …

JAPON Us et Coutumes

Voici une première illustrations inspirée d’une courte anecdeote issue du merveilleux recueil « JAPON 365 us et coutumes » de David Michaux, photographe français expatrié au Japon depuis de longues années. (Éditions Chêne) Découpé en 5 thématiques, comme la vie en société ou les habitudes culinaires, David Michaud aborde sans jugement un pays surprenant qui oscille entre tradition et modernité. On y apprend que le « non », signe d’impolitesse, est très rarement utilisé, que faire grève consiste juste à porter un bandeau tout en continuant à travailler, qu’il n’est pas de bon ton de se moucher en public, ou que la crémation des défunts est obligatoire… Chaque texte (pas plus de quelques lignes) se déroule et se dévore pour qui s’intéresse de près ou de loin au Japon. Évidemment, Japon – 365 us et coutumes aura un impact d’autant plus retentissant pour ceux qui ont déjà visité le pays… Même si illustré avec goût de motifs traditionnels japonais, je n’ai cependant pu résister à l’envie d’y exprimer mon regard en choisissant les anecdotes les plus parlantes compte tenu de ma propre expérience. Voici format poster, à l’encre …

Kodomo no hi!

Joie, prospérité à tous les enfants! Le 5 mai était férié au Japon pour célébrer le jour de tous les enfants du monde. Le symbole de cette fête est la carpe, koï, qui représente la force, l’énergie et la persévérance. La tradition veut que l’on suspende à des perches en bambou des guirlandes de carpes, Koï Nobori, très colorées, en tissu ou en papier, qui flottent au vent. Dans l’ordre, sur la hampe, sont accrochés un flot de rubans, qui représente le torrent, une carpe noire, la plus grosse, « magoi », repésente le père, la deuxième un peu plus petite et rouge, « higoi », représente la mère, puis les suivantes, plus petites, représentent les enfants. Les parents espèrent que leurs enfants, tout spécialement les garçons, deviendront grands et forts! L’origine de cette fête est chinoise et correspond au début de l’été dans l’ancien calendrier lunaire.  Selon la légende, une carpe, après avoir remontée le fleuve jaune, s’est envolée dans le ciel  et s’est transformée en dragon, cadeau des dieux pour sa persévérance. Illustration ©ValerieLaudier, Mai 2016, Encre et aquarelle sur washi.

Parution Toc Toc Toc

Toc Toc Toc fait partie de ces magazines, avec Slø ou Kinfolk, qui sont bien plus que cela: une fenêtre sur l’art de vivre. Chaque numéro est une rencontre avec des créateurs qui nous présentent leur univers, nous offrent leurs adresses préférées et nous livrent souvenirs de voyage, sources d’inspiration et projets futurs. Les photos douces et épurées de Sophie Denux viennent accompagner les textes et interviews… Jolie mise en page pour un contenu riche en découvertes…Courez vite que le site http://toctoctoc-mag.com/ pour commander le numéro 12 où Valérie Laudier ouvre les portes de son atelier et raconte son parcours et projets… Au commencement, une rencontre décisive avec le Japon, où elle a vécu durant 12 années : elle y découvre la peinture, la calligraphie et se forme aux nombreuses techniques traditionnelles japonaises de travail du textile et du papier. Elle est aujourd’hui designer textile et l’une des rares occidentales, maître de calligraphie. De retour en France elle crée Ôtsuki Sama, marque de décoration d’inspiration japonaise. Le reportage réalisé par Toc Toc Toc nous la …