Tous les articles classés dans : Calligraphie

曇, Kumori, nuageux, cloudy… Vivement l’été car je commence à en avoir marre de ne peindre que des idéogrammes reflétant une ambiance morose due à une météo plombante…. Calligraphie de Valérie Laudier à l’encre sur washi crée par Junko Koshino au sein d’un atelier de fabrication artisanale de washi pour la campagne «Fukushima Pride» Publicités

« Golden Promise »

C’est officiel,  le « Golden Promise », nouveau bar de la célèbre enseigne « La Maison du whisky », vient d’ouvrir ! Au sous-sol du restaurant « La Maison du Sake » (11 Rue Tiquetonne dans le 2ème à Paris), le bar est un vrai dédale de pièces à dégustation. Du bar Tachimoni* aux salles feutrées pour des dégustations plus pointues, « La Maison du Whisky » vous invite à savourer les quelques 150 whiskies de leur fameuse collection. Boisés, floraux, épicés, fruités, tourbés, iodés … écossais, irlandais, américains, canadiens, indiens ou japonais…  La liste fut longue à calligraphier, peindre ou illustrer ! Telle fut en effet ma petite contribution à ce grand projet, la réalisation d’une fresque couvrant tout un mur voûté du bar Tachimoni, où figurent les noms des plus grandes distilleries du monde entier. Gros travail de recherche et de composition, cette réalisation est unique et le fruit de longues heures de travail. N’hésitez pas, selon la tradition japonaise, à venir vous accouder au bar du Tachimoni, contempler la fresque tout en dégustant une création du très spécial barman de « La Maison …

« Nengajo » ou petite carte de voeux japonaise

  Il faut remonter au VIIème siècle pour trouver trace de l’origine des Nengajo au Japon, ces cartes de vœux japonaises. A l’époque il était bon d’aller à la rencontre des personnes que l’on connaissait pour faire ses vœux de bonne année, et lorsque certaines étaient éloignées on leur envoyait une lettre. Puis, au fil du temps, les lettres ont prit le dessus sur les rencontres et les Nengajo sont devenues une tradition pour le nouvel an. Il est aujourd’hui intéressant de constater que malgré la forte utilisation des Smartphones, tablettes et autres ordinateurs par les Japonais, les Nengajo restent très populaires au Japon. Il est encore préférable de les écrire à la main et de les envoyer à temps pour qu’elle arrive le jour même du nouvel an ! La poste se mobilise dans tout le Japon chaque 1er Janvier pour distribuer les Nengajo à la première heure dans les boîtes aux lettres ! À méditer ! あけましておめでとうございます Bonne année Happy New Year Calligraphie et illustration sur washi indigo, ©Valérie Laudier, 2017.

JAPON Us et Coutumes

Voici une première illustrations inspirée d’une courte anecdeote issue du merveilleux recueil « JAPON 365 us et coutumes » de David Michaux, photographe français expatrié au Japon depuis de longues années. (Éditions Chêne) Découpé en 5 thématiques, comme la vie en société ou les habitudes culinaires, David Michaud aborde sans jugement un pays surprenant qui oscille entre tradition et modernité. On y apprend que le « non », signe d’impolitesse, est très rarement utilisé, que faire grève consiste juste à porter un bandeau tout en continuant à travailler, qu’il n’est pas de bon ton de se moucher en public, ou que la crémation des défunts est obligatoire… Chaque texte (pas plus de quelques lignes) se déroule et se dévore pour qui s’intéresse de près ou de loin au Japon. Évidemment, Japon – 365 us et coutumes aura un impact d’autant plus retentissant pour ceux qui ont déjà visité le pays… Même si illustré avec goût de motifs traditionnels japonais, je n’ai cependant pu résister à l’envie d’y exprimer mon regard en choisissant les anecdotes les plus parlantes compte tenu de ma propre expérience. Voici format poster, à l’encre …

Est-ce l’année du Singe ou celle du Shen ?

L’astrologie chinoise est fondée sur les notions astronomiques et calendaires traditionnelles, dont le cycle de douze ans représentés par douze animaux qui sont souvent associés avec les douze rameaux terrestres. Adoptée dans la culture populaire de nombreux pays, beaucoup sont ceux qui connaissent l’astrologie chinoise, qui fait commencer l’année lors de la fête du Printemps. L’ordre des animaux n’est plus un secret pour personne. Chacun connait son propre signe astrologique et s’amuse à chercher quel idéogramme en est la repésentation écrite. Très souvent, c’est l’idéogramme des différents animaux qui est choisi pour symboliser la nouvelle année. Par exemple, en cette année du singe, c’est le kanji  « saru » (singe en japonais) qui est peint 猴 : Or, si l’on souhaite respecter l’authentique astrologie chinoise, l’idéogramme correspondant à chaque animal n’est pas celui de l’animal lui-même mais celui des douze rameaux terrestres, qui en combinaison avec les dix tiges célestes, constituent le système chinois de décompte du temps le plus anciennement attesté. Combiné avec le cycle des cinq éléments (métal, bois, eau, feu et terre), l’ensemble donne …

2016 ! Un nouveau réveil

Après presque trois années de publications variées, éditées juste au gré des humeurs, des coups de coeur, des idées du jour, des voyages et de l’actualité d’Ôtsuki Sama (ses créations, ses expositions), le blog renaît aujourd’hui encore plus riche. Photos, caricatures, illustrations, leçons de savoir-faire, les plus beaux moments d’Ôtsuki, les nouvelles passions d’Ôtsuki, des billets expos, livres, spectacles, cinéma, reportages de voyages, de nouveaux rendez-vous hebdomadaires, mensuels, trimestriels à suivre… pour s’immerger entièrement dans l’univers de l’artiste et créatrice de la marque, Valérie Laudier. Nous irons à sa rencontre dans son nouvel atelier niché dans une ancienne bâtisse 18ème à Versailles. Elle nous racontera son parcours au Japon, celui d’élève à maître de calligraphie, sa passion pour la peinture à l’encre et à l’aquarelle sur paravents, ses expositions à Tokyo et Hong Kong, son expérience au sein des ateliers de la Céramique de Sèvres, son amour pour la musique Baroque, les chinoiseries du XVIII ème et la poésie de Claudel, ses collections de livres d’art, d’estampes japonaises et d’objets de curiosité accumulés au cours de vingt années de voyages… Un nouveau nom pour cette nouvelle édition : Ôtsukisamag… …

Mon « Sho » à moi

Pourquoi la calligraphie ? Loin des clichés habituels d’un Japon moderne et déshumanisé, je n’ai pu résister à la tentation partout ambiante d’apprendre la calligraphie. C’est en 2003 que j’ai commencé à étudier la calligraphie au sein de l’Ecole Zengoshei-in, sous l’enseignement de maître Kayo Nakamura. Celle-ci m’initia aux différents styles de calligraphies : la calligraphie chinoise, de style kaisho (où la rigueur est nécessaire), de style Gyosho (la cursive, celle de la correspondance, permettant élégance et clarté), le Sosho (l’abstraite) et enfin le kana, (la japonaise caractérisée par sa fluidité et longueur de tracé). A cette époque j’étais loin de réaliser combien cet apprentissage serait long et ardu. D’ailleurs se termine-t-il vraiment un jour ? C’est à force de pratique que je me sens pénétrer dans un monde d’une richesse inépuisable… La calligraphie, reproduction ou interprétation? Il est d’usage dans l’apprentissage de la calligraphie d’étudier les oeuvres des grands maîtres et de les copier. Toutefois, le mot « copier » traduit bien mal cette activité. Je préfère parler « d’interprétation », puisqu’il s’agit en effet de retrouver le …