Tous les articles classés dans : Culture

Une nocturne Kawaii à la Fondation Louis Vuitton !

Grandiose, incroyable, hypnotique, délirant… La balade au milieu des oeuvres de Takashi Murakami à la Fondation Louis Vuitton nous immerge entièrement dans l’univers drolatique et facétieux de l’artiste japonais, chef de file du néo-pop japonais (dit Superflat), interprétant l’héritage d’Andy Warhol et du pop art américain à travers l’art japonais. Conçu en collaboration avec l’artiste, ce parcours se compose de trois ensembles distincts : un espace consacré à Dob, une souris géante aux multiples visages ; une fresque monumentale, The Octopus Eats its Own Leg, présentée pour la première fois au public ; enfin une mise en scène de l’esthétique Kawaii (« mignon » en japonais) au travers d’une multitude de supports : sculptures, peintures, fresques XXL… Murakami a toujours rêvé de devenir un réalisateur vedette à Hollywood et ses vidéos et autres dessins animés, dont on peut voir ici une sélection, dévoilent des aspects méconnus de sa création. Cette nouvelle exposition intitulée « Au Diapason du monde » s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la place de l’Homme dans l’univers. La deuxième partie de l’expo présente les réalisations d’une trentaine d’artistes français et internationaux, …

L’Asie célèbre l’année du chien !

Le Nouvel An Chinois, défilé coloré de dragons et feux d’artifice, est à l’origine la fête du solstice d’hiver, qui marque la fin de la période de froid et l’arrivée prochaine du printemps… La fête se déroule sur plusieurs jours, toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est une occasion pour des millions de chinois de se retrouver en famille pour célébrer cette nouvelle année. Une légende veut que seuls douze animaux avaient répondu présents à l’invitation de l’Empereur de Jade pour le Nouvel An. Pour les remercier, chacun se vit attribuer une année. En 2018, il s’agit de celle du chien de terre ! Une pensée aux natifs de 1934 1946 1958 1970 1982 1994 ! Aquarelle sur washi bleu, saupoudré de paillettes d’or. Lettres graphiques peintes au Gofun (pigment blanc obtenu à partir de nacre de coquillages). ©Valérie Laudier

Matcha : un instant d’absolu zen

Le véritable thé Matcha est une poudre de thé vert très fine, broyée à la main entre deux meules de pierre à Uji, ville japonaise au sud de Kyoto, et berceau historique de la culture du thé. Il se déguste à l’issue d’un rituel de préparation qui trouve son origine chez les moines zen. À défaut de nourrir ses aspirations à mener une vie de méditation, ce thé se distingue par ses nombreux bénéfices. Il apporte des vitamines, une belle peau, de la vitalité pour la journée. Son goût s’apparente à une poignée d’herbes fraîches. Aujourd’hui le thé est présent dans tous les foyers, bu par les enfants, pendant ou hors des repas, chaud ou froid. C’est au sein du « Machiya » (salon de thé) YUKIE, dans le cœur de la ville de Kyoto, que j’ai eu l’immense privilège de déguster ce thé matcha, préparé selon les règles de l’art que cette cérémonie impose. Nichée dans une maison traditionnelle japonaise magnifiquement décorée avec des matériaux contemporains, meubles vintage, autour d’un petit jardin intérieur, ce lieu d’une …

Mes révélations !

Voici mes « Révélations », ou plutôt « gros coups de coeur » de la Biennale Internationale des Métiers d’Art et Création 2017, qui s’est tenue pour sa troisième édition au Grand Palais, du 3 au 8 Mai derniers. 1- Kaori Kurihara, Lauréate du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art. D’origine japonaise, Kaori Kurihara étudie d’abord le dessin et les Beaux-arts au lycée Kohnan d’Osaka, au Japon. Elle explore ensuite les techniques de la céramique à Kyoto, avant de se former à la bijouterie en France. Se définissant à la fois comme céramiste et créatrice de bijoux, elle mêle dans son art des techniques empruntées aux deux univers. Elle allie le réel et l’imaginaire et s’inspire de formes naturelles pour créer des fruits tels qu’elle aimerait les voir exister.   2- Stand « Peace Winds Japan » – Galerie « Espace MA » Au travers son expertise de la teinture à l’indigo, Naoyuki ASAI, artisan japonais, apporte le bleu qui lui tient tant à coeur, à la « canopée » (toit des forêts) de papiers et aux plateaux «Ondes». De grands rouleaux teints à l’indigo illustrent …

Le kimono, à l’honneur d’une exposition au musée Guimet

De sa fabrication délicate à l’habillage, presque comme un rituel, le kimono est évocateur de savoir-faire et de tradition japonaise. Pour la première fois, la collection de plus de 150 kimonos de la très célèbre maison de mode japonaise « Matsuzakaya », s’installe au Musée national des arts asiatiques – Guimet à l’occasion d’une exposition entièrement consacrée à cet habit traditionnel à la forte et belle histoire, baptisée Kimono, au bonheur des dames. Comme durant le règne des grands magasins parisiens du Second Empire, la maison de mode Matsuzakaya joue un rôle fondamental dans la production et la promotion de l’art de l’habillage ou « kosode ». Simple boutique fondée en 1611, fournisseur auprès de la noblesse japonaise un siècle plus tard, elle est transformée en grand magasin au début du XXème siècle, avant de confirmer son statut de référence pour l’art textile. Ainsi au fil des siècles, la collection Matsuzakaya s’enrichit de pièces d’exception – kimonos taillés dans des étoffes luxueuses parées d’éblouissants motifs, qui témoignent des savoir-faire des artisans japonais. De même, pour faire face au phénomème naissant de …

Deux artistes pour un chef d’oeuvre unique

Oki Sato, designer japonais maintes fois récompensé et Michel Maillot, brillant modeleur – sculpteur de la Manufacture de Sèvres réunis sur un seul et même projet. Magnifique vase en porcelaine de sèvres, d’où s’entremêlent branches de cerisiers… Oki Sato conçoit, crée, imagine, dessine les croquis. Michel Maillot réalise, cherche, touche et transforme la matière pour faire naître des dizaines de petites fleurs épanouies ou bourgeonnantes, toutes accrochées à de fines branches. L’artisan essaie et recommence pour créer la pièce la plus belle et proche de l’idée artistique originale d’Oki Sato… Mais devant telle étonnante création unique, est-il fondamental de distinguer l’artiste de l’artisan ? Diplômé en architecture de la très renommée université Waseda, Oki Sato ne pourra néanmoins voir sa création achevée, sans le talent infini de Michel Maillot, issu de l’École d’Art de Sèvres, où sont enseignés au plus haut niveau tous les métiers relatifs à l’univers prestigieux de la Céramique. De l’ébauche dessinée dans le bureau du Designer au Japon, à la sortie de l’oeuvre des fours de la Cité de la Céramique …

l’Asie célèbre l’année du coq !

Le Nouvel An Chinois, défilé coloré de dragons et feux d’artifice, est à l’origine la fête du solstice d’hiver, qui marque la fin de la période de froid et l’arrivée prochaine du printemps… La fête se déroule sur plusieurs jours, toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est une occasion pour des millions de chinois de se retrouver en famille pour célébrer cette nouvelle année. Une légende veut que seuls douze animaux avaient répondu présents à l’invitation de l’Empereur de Jade pour le Nouvel An. Pour les remercier, chacun se vit attribuer une année. En 2017, il s’agit de celle du Coq de feu ! Une pensée aux natifs de 1933 1945 1957 1969 1981 1993 ! Aquarelle sur washi, ©Valérie Laudier

Klavdij Sluban – Divagation , sur les pas de Bashô – Paris Photo, 2016

Mon plus grand coup de coeur de cette édition Paris Photo 2016 et de toutes les sessions antérieures réunies… Klavdij Sluban, photographe franco-slovène s’ouvra à la photographie par la voie de la Littérature… Il puise ses inspirations dans la poésie géorgienne, le roman américain ou les essais japonais. L’artiste réalise très tôt qu’il ne pourra être qu’en mouvement, sur les routes. Il va sur des terrains qu’il ne maîtrise pas, pour toujours trouver l’émerveillement d’une première fois. En 1995, le nomade se dirige vers « l’extrémité du monde », le Japon. Tokyo le déconcerte. Le Japon changera sa vie et interrompra sa perpétuelle mouvance. Guidé et inspiré par sa lecture des carnets de voyage du grand maître des Haïkus Matsuo Bashô, Klavdij Sluban se lance sur ses traces afin de retranscrire ce véritable « voyage initiatique ». Le photographe a relié Kyoto à Tokyo à pied, puis a visité les îles de Sado, Shirakawa, Sakata, etc. Paysages, temples et portraits rythment cette pérégrination unique, reconnaissable à sa sensible utilisation du noir. Du temple aux îles de Matsushima, Klavdij Sluban nous …

Paul Jacoulet, un artiste français au Japon

Plus que trois jours pour découvrir à la Maison de la Culture du Japon cette très belle rétrospective de Paul Jacoulet (1896-1960), rare occidental qui a passé littéralement toute sa vie au Japon. L’exposition s’attache à comprendre l’oeuvre de cet artiste français passionné par le Japon, qui s’est illustré dans la création d’estampes. Paul Jacoulet reprend les techniques traditionnelles japonaises de l’ukiyo-e, la gravure sur bois,  en travaillant en collaboration avec un graveur et un imprimeur. Pourtant, il renouvelle complètement ce genre artistique en proposant des sujets inédits, tels que des minorités ethniques, des vieillards, même des personnes infirmes. On est étonné de voir la représentation d’un bossu, ce qui va à l’encontre de l’idée qu’on se fait de l’estampe japonaise traditionnelle. L’artiste se distingue aussi par le choix de couleurs inédites, très franches et saturées, ce qui n’existe habituellement pas dans cet art. Ces œuvres font penser à de l’illustration voir de la Bande dessinée. Il essaye de nouveaux pigments comme le mica concassé pour les noirs qui donne un aspect très brillant. Les reliefs sont subtils et délicats, Jacoulet pouvait utiliser …

« Je ne suis pas à Tokyo, je suis à la cité de la céramique de Sèvres »

1- Approcher un monde artistique témoin d’un riche patrimoine culturel français cultivé depuis presque 300 ans, 2- Tenter d’appréhender un champ de techniques rigoureusement manuelles, transmises de génération en génération, depuis le XVIIIe siècle et d’en appliquer les prémices à travers des modèles issus de mes créations japonisantes, 3- Découvrir un nouveau support de peinture, sur lequel s’adapte parfaitement les décors typiques de la vaisselle « Akita-Yaki », ou même de purs traits de calligraphie, ainsi que mes propres créations réalisées sur paravent, tel que le sujet « Urban Nature » adapté sur assiette Diane. est un rêve qui devient réalité à La cité de la Céramique de Sèvres. Album ©ValerieLaudier Oeuvres de Rémi Dufour, jeune peintre fraîchement recruté et spécialiste des planches de Redouté. Époustouflant : Fabrication des pigments de la Cité de la Céramique de Sèvres : Ateliers :