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Deux artistes pour un chef d’oeuvre unique

Oki Sato, designer japonais maintes fois récompensé et Michel Maillot, brillant modeleur – sculpteur de la Manufacture de Sèvres réunis sur un seul et même projet. Magnifique vase en porcelaine de sèvres, d’où s’entremêlent branches de cerisiers… Oki Sato conçoit, crée, imagine, dessine les croquis. Michel Maillot réalise, cherche, touche et transforme la matière pour faire naître des dizaines de petites fleurs épanouies ou bourgeonnantes, toutes accrochées à de fines branches. L’artisan essaie et recommence pour créer la pièce la plus belle et proche de l’idée artistique originale d’Oki Sato… Mais devant telle étonnante création unique, est-il fondamental de distinguer l’artiste de l’artisan ? Diplômé en architecture de la très renommée université Waseda, Oki Sato ne pourra néanmoins voir sa création achevée, sans le talent infini de Michel Maillot, issu de l’École d’Art de Sèvres, où sont enseignés au plus haut niveau tous les métiers relatifs à l’univers prestigieux de la Céramique. De l’ébauche dessinée dans le bureau du Designer au Japon, à la sortie de l’oeuvre des fours de la Cité de la Céramique …

l’Asie célèbre l’année du coq !

Le Nouvel An Chinois, défilé coloré de dragons et feux d’artifice, est à l’origine la fête du solstice d’hiver, qui marque la fin de la période de froid et l’arrivée prochaine du printemps… La fête se déroule sur plusieurs jours, toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est une occasion pour des millions de chinois de se retrouver en famille pour célébrer cette nouvelle année. Une légende veut que seuls douze animaux avaient répondu présents à l’invitation de l’Empereur de Jade pour le Nouvel An. Pour les remercier, chacun se vit attribuer une année. En 2017, il s’agit de celle du Coq de feu ! Une pensée aux natifs de 1933 1945 1957 1969 1981 1993 ! Aquarelle sur washi, ©Valérie Laudier

« Je ne suis pas à Tokyo, je suis à la cité de la céramique de Sèvres »

1- Approcher un monde artistique témoin d’un riche patrimoine culturel français cultivé depuis presque 300 ans, 2- Tenter d’appréhender un champ de techniques rigoureusement manuelles, transmises de génération en génération, depuis le XVIIIe siècle et d’en appliquer les prémices à travers des modèles issus de mes créations japonisantes, 3- Découvrir un nouveau support de peinture, sur lequel s’adapte parfaitement les décors typiques de la vaisselle « Akita-Yaki », ou même de purs traits de calligraphie, ainsi que mes propres créations réalisées sur paravent, tel que le sujet « Urban Nature » adapté sur assiette Diane. est un rêve qui devient réalité à La cité de la Céramique de Sèvres. Album ©ValerieLaudier Oeuvres de Rémi Dufour, jeune peintre fraîchement recruté et spécialiste des planches de Redouté. Époustouflant : Fabrication des pigments de la Cité de la Céramique de Sèvres : Ateliers :

Indigo, un périple bleu : Exposition à la Bibliothèque Fornay

De continent en continent, la vie en bleu indigo, au quotidien,. Catherine Legrand, commissaire de l’exposition et rédactrice du très beau livre “Périple bleu d’une créatrice textile”, aux Editions de La Martinière nous emmène dans son sillage à la découverte de l’indigo, pigment végétal connu depuis 4 000 ans. L’ histoire de cette teinture est étroitement liée à celle des textiles populaires, du pays Dogon au Mali aux tenues des champs des paysans nippons et à des techniques et savoir-faire millénaire, en partage sur tous les continents: batik, boro, sashiko, calendrage, ikat, etc… Un colorant naturel dont nous vous avons déjà beaucoup parlé, l’indigo étant la couleur fétiche d’Ôtsuki Sama! 300 pièces sont au total exposées : pièces teintées bien entendu, mais également brodées, tissées, imprimées. Des pièces émouvantes qui nous racontent une histoire, celles d’ouvriers, paysans, pêcheurs pour la plupart. Le voyage commence en Europe : blouse de paysan du Berry en toile de lin indigo et veste d’homme en toile côtoient d’autres vêtements populaires de Provence, Hongrie ou encore Autriche. Le sud ouest …

Quel honneur.

Miwa à Paris m’a contactée. Ils m’ont donné RDV. J’ai franchi cette porte en bois sous le noren blanc. j’y ai découvert une décoration digne des plus belles demeures de Kyoto. Ikebana, ambiance tamisée et l’odeur de l’hinoki, bois qui ne pousse qu’au Japon… Timidement assise dans leur salon devant la table à cérémonie du thé, j’ai doucement parlé de mon expérience et des ambitions d’Ôtsuki Sama. Ils pensent que je peux aider des entreprises artisanales japonaises. J’ai dit que je ferais de mon mieux. Ils m’ont exprimé plein de compliments sur mes créations et peut être ils pourraient m’encourager. Ils m’ont parlé d’un nouveau contact très prochain afin d’intégrer ce club très privé réservés aux fous du Japon. Can’t wait and fingers crossed.

Exposition de Shibori

Ôtsuki Sama réalise à la main toutes ses créations originales à l’aide de techniques ancestrales japonaises : le Shibori notamment ! C’est la technique chouchou chez Ôtsuki Sama ! Elle est très ancienne. Les chinois la pratiquaient sur la soie dès le Vème siècle, puis elle s’est diffusée dans le monde entier. C’est au Japon que cette technique s’est le plus développée, et ce n’est donc pas un hasard si le terme japonais « shibori », désignant cette technique de teinture à la réserve est employé aujourd’hui, n’ayant pas vraiment d’équivalent dans les autres langues. Dès le VIIème siècle, cette méthode de création de motifs va être appliquée sur les textiles pour kimonos et rapidement être considérée comme un art. Le shibori permet d’obtenir de très beaux motifs uniques sur un tissu (coton, soie, lin, etc..) et éventuellement une création en trois dimensions, ou simplement de donner du relief au tissu. Deux étapes: – Tout d’abord une technique d’attache, de pli, de ligatures du tissu, extrêmement longue puisque le tissu doit être manipulé et bousculé, plié, froissé, …

Biennale du Carrousel des métiers d’art

Ôtsuki Sama est invitée à partciper à la 8ème Biennale du Carrousel des Métiers d’Art et de la Création organisé par la Chambre des Métiers et de l’artisanat : Pour cette occasion, Ôtsuki Sama présentera de multiples accessoires, coussins multicolores, papeterie, petits objets d’artisanat pour des coups de folie, des cadeaux parfaits, des produits originaux à offrir… Mercredi 3 décembre 2014 de 14h à 18h Jeudi 4, vendredi 5 et samedi 6 décembre 2014 de 10h à 20h Dimanche 7 décembre 2014 de 10h à 18h.

DES OZUKURI AU CHÂTEAU DE VERSAILLES

Grâce, élégance et perfection sont les premiers mots qui viennent à l’esprit en les voyant. Ces deux chrysanthèmes géants, ozukuri en japonais, sont partis du parc impérial Shinjuku Gyoen à Tokyo, accompagnés de jardiniers, pour fleurir à Versailles et être présentés sous le péristyle du Grand Trianon au Château de Versailles.   D’un unique pied de chrysanthème vont naître des centaines de fleurs, qui formeront une demi-sphère de plusieurs mètres. Une structure métallique installée au départ permet de guider l’ensemble. La culture et la taille des ozukuri est un art véritable au Japon, nécessitant un savoir-faire unique, complexe, maîtrisé par peu de paysagistes. Cette fleur d’automne très résistante, liée au deuil en France, est au Japon l’emblème de la famille impériale et un symbole fort de joie et d’éternité. Une fête lui est dédiée en septembre. L’ordre du chrysanthème, établi par l’empereur Meiji en 1876, est la plus haute distinction, une récompense pour service rendu à la patrie. Les splendides ozukuri présentés à Versailles, aux délicats pétales d’un blanc laiteux, au coeur jaune pâle, sont …

Le bleu pastel bientôt dans nos collections…

Le Bleu Pastel bientôt dans nos collections… Dès l’Antiquité, les Egyptiens utilisaient le pastel pour teindre les bandelettes dont ils entouraient leurs momies. À l’époque médiévale, les centres de production du pastel français se situaient en Bretagne, en Normandie, dans la Somme, en Gascogne et dans le Lauragais (triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne). Cette région connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Le commerce des coques, aussi appelées « cocagne » (boules de feuilles fermentées) débutait dans cette région appelée « pays de cocagne ». Par la suite, l’Isatis tinctoria fût détrônée par l’indigo, produit en Inde et extrait de l’arbre Indigotier. Sa production était plus simple et moins couteuse. En effet, le principe colorant l’indigotine se trouve en plus grande quantité dans les feuilles de l’Indigotier que dans les feuilles du pastel des teinturiers. Il faut en moyenne 2 tonnes de feuilles d’Isatis tinctoria pour produire 2 kg de pigment. Aujourd’hui, des passionnés essaient de faire renaître ces bleus régionaux . Dans le Gers, Henri et Denise Lambert, ont reproduit …

FULI OU LE PAYS D’ÉVENTAILS PEINTS

Le petit village de Fuli se situe non loin de Guilin, dans la province de Guangxi, sud est de la Chine. Chargé d’une histoire de plus de 1000 ans, ce joli bourg est le lieu d’une importante production d’éventails peints en Chine. Fuli, ou « le pays d’éventails peints »… Ses habitants ont transformé leur rue centrale en véritable galerie d’éventails d’un mètre de diamètre ! Tous sont ornés de paysages montagneux, reproduction des plus belles vues du fleuve Li qui longe le village, ou de belles calligraphies peintes par les artistes de passage…Les maisons furent construites à la fin de la Dynastie des Qing. Leur particularité réside dans les sculptures de fleurs ou d’oiseaux qui décorent les proches d’entrée. Une fois celui-ci franchi, un dédale de patios, de chambres et d’ateliers de travail… où planches de soie coupées en éventails sont marouflées, prêtes à recevoir l’armature en bambou… Photos © Valérie Laudier