Tous les articles classés dans : Livres

JAPON Us et Coutumes

Voici une première illustrations inspirée d’une courte anecdeote issue du merveilleux recueil « JAPON 365 us et coutumes » de David Michaux, photographe français expatrié au Japon depuis de longues années. (Éditions Chêne) Découpé en 5 thématiques, comme la vie en société ou les habitudes culinaires, David Michaud aborde sans jugement un pays surprenant qui oscille entre tradition et modernité. On y apprend que le « non », signe d’impolitesse, est très rarement utilisé, que faire grève consiste juste à porter un bandeau tout en continuant à travailler, qu’il n’est pas de bon ton de se moucher en public, ou que la crémation des défunts est obligatoire… Chaque texte (pas plus de quelques lignes) se déroule et se dévore pour qui s’intéresse de près ou de loin au Japon. Évidemment, Japon – 365 us et coutumes aura un impact d’autant plus retentissant pour ceux qui ont déjà visité le pays… Même si illustré avec goût de motifs traditionnels japonais, je n’ai cependant pu résister à l’envie d’y exprimer mon regard en choisissant les anecdotes les plus parlantes compte tenu de ma propre expérience. Voici format poster, à l’encre …

ID KDO – ÔTSUKI SAMA A AIMÉ « ÉCLATS DE LUNE »

« Eclats de Lune » est un leporello, un livre-frise que l’on déploie délicatement et que l’on savoure, à la manière des traditionnelles peintures sur rouleaux chinoises. L’histoire, destinée aux plus jeunes, est fraîche, joyeuse et empreinte d’humour, le thème tout à la fois peu courant chez nous et pourtant très classique: les poils des pinceaux! Kun-Yi guette depuis plusieurs nuits la pleine lune. Lorsque la voilà, il court réveiller ses amis le renard, la belette, le loup, le cochon, la chèvre, le cheval et le coq qu’il veut réunir pour une mystérieuse mission…Muni d’une pince à épiler et d’une paire de ciseaux, Kun-Yi prélève sur ses amis poils et duvets qu’il fixe sur des manches pour en faire des pinceaux. Chacun d’eux a ses caractéristiques propres: la souplesse du renard ou encore la force du cheval. De là va naître un Phénix, qui emmènera le joyeux petit groupe vers des aventures, très haut dans le ciel!Les illustrations sont réalisées directement aux pinceaux chinois et à l’encre sur papier aubier de santal: une fois déplié, ce bel …

LE CALLIGRAPHE

Publié chez Hong-Fei Cultures, une maison d’édition inter-culturelle spécialisée jeunesse, créée en 2007, Le Calligraphe reprend un épisode fameux de la vie de Wang Xizhi, célèbre calligraphe chinois du IV siècle, anecdote peinte sur un panneau décoratif exposé au palais d’été de Pékin. L’illustre Wang Xizhi rencontre, lors d’une promenade, Laolao la Vieille, gémissant et pleurant sur son sort. En effet, le printemps est encore trop frais pour qu’elle vende ses éventails. Comment alors nourrir son petit-fils? Wang Xizhi prend un vingtaine d’éventails, sur lesquels il calligraphie les vers d’un poème et lui conseille de vendre chacun d’eux cent sous. Chun-Liang Yeh nous offre un texte sensible, avec des dialogues savoureux. Laolao se lamente, se plaint longuement, et reproche à Wang Xizhi d’avoir « barbouillé avec de vilaines taches noires » ses éventails, désormais invendables à ses yeux. Elle n’est pas convaincue par les arguments du « Prince des calligraphes », qu’elle soupçonne de se moquer d’elle. Chun-Liang Yeh peint le calligraphe sous un jour nouveau, bien loin des stéréotypes du lettré inaccessible. Wang est un bon vivant, qui part …

LA FORCE DU TRAIT… « LI ET SES DESSINS MAGIQUES » CHEZ RUE DU MONDE

Ôtsuki Sama vous avait présenté, en septembre 2012, la nouvelle collection de l’éditeur Rue du Monde, « Papagayo, La petite bibliothèque des contes du monde ». Nous avions choisi le conte japonais « La Grand-mère qui sauva tout un royaume ». Voici maintenant un joli conte traditionnel chinois, « Li et ses dessins magiques », admirablement servi par les illustrations délicates et chatoyantes d’Aurelia Fronty. Un conte sur la puissance du dessin, thème classique de la littérature chinoise, de la bonté et de l’imagination, et sur la faiblesse de la tyrannie et de la sécheresse de coeur. Li, un orphelin pauvre et honnête, ne possède rien, pas même de quoi s’offrir un crayon et du papier pour réaliser son souhait le plus cher: dessiner ! Un marchand, ému par la tristesse de Li, lui offre un petit morceau de craie blanche, véritable trésor pour le jeune homme, qui s’empresse de tracer maladroitement sur une pierre plate son premier croquis: un buffle à une corne. A son réveil le lendemain, le buffle a pris vie, une aide inespérée pour travailler dans les …

KAMISAKA SEKKA, « LES HERBES DE L’ÉTERNITÉ » : UN PONT ENTRE ORIENT ET OCCIDENT

On ne peut que se réjouir, dans l’équipe Ôtsuki Sama, de la parution de ce sublime coffret, comprenant les trois volumes des « Herbes de l’éternité », initialement publiés en 1909/1910, soit 60 planches formées chacune d’une double page. Le nom de leur auteur, figure exceptionnelle des arts décoratifs japonais, Kamisaka Sekka, reste injustement méconnu du grand public en France et en Europe, alors que les Etats-Unis ou l’Australie lui ont récemment rendu hommage. Kamisaka Sekka est né en 1866 dans une famille de samouraï, à la fin de l’époque Edo, lorsque le Japon commence à s’ouvrir à l’Occident. Il est tout à la fois artiste et artisan, et refusera toujours la frontière entre les deux : peintre, dessinateur, créateur de motifs pour les textiles, la laque, la céramique. Considéré comme le dernier représentant de « l’école » Rimpa, qui réunit des artistes de même sensibilité, il est fortement intéressé par l’Art Nouveau, les mouvements Arts and Crafts et Jugendstil et se rend en Europe en 1900 (à Glasgow notamment) pour les étudier, ainsi que le « japonisme » alors en …

Kongjwi, une Cendrillon au Pays du Matin calme

Ah ! Les couleurs pétillantes de Marie Caillou ! Ces jaune, rose et rouge orangé fluos ! Ces noirs brillants ! Ces lignes très pures, ces grands aplats de couleurs, ces détails sur les hanboks, vêtements traditionnels coréens ! Kongjwi est une Cendrillon coréenne, subissant tout comme celle du conte de Perrault la méchanceté de sa belle-mère qui lui destine les corvées les plus dures et ingrates. Kongjwi est belle, bonne et douce et n’essaie pas de se rebeller. Pas de citrouille dans ce conte, mais l’intervention d’une vache noire, d’un crapaud, d’oiseaux bienveillants et d’une fée descendue du ciel pour lui offrir un magnifique vêtement accompagné de chaussures de soie brodée de fleurs. Marie Caillou vient du monde de l’animation et de la bande dessinée et réalise ses dessins sur ordinateur. Un univers très graphique pour ce magnifique album grand format. Chez Ôtsuki Sama, nous aimons tout particulièrement les hanboks de Marie Caillou, avec leur grandes jupes longues évasées et le raffinement de leurs ornements, mélange de motifs géométriques et de grandes fleurs colorées. …

Dialogue du thé et du vin, Wang Fu.

Dans un dialogue imaginaire, rédigé par le poète Wang Fu à la fin de la dynastie Tang (618-907), le thé et le vin vantent chacun à leur tour leurs mérites et leurs vertus, soulignant les effets néfastes de leur rival. Dans une joute verbale drôle et légère, loin des sérieux traités sur l’art du thé, les voilà qui s’affrontent, chacun voulant prouver son indéniable primauté. Quel breuvage l’emportera? Le thé prétend apporter la richesse partout où on le trouve, la lucidité dans les conversations. Il explique avec fatuité qu’il est l’offrande faite au Bouddha. Le vin lui rétorque qu’il est vendu bien plus cher que le thé, qu’il suscite l’inspiration, apporte l’ivresse et incite au courage. N’est-il pas le nectar de la coupe de jade tendue aux immortels? Chacun se gausse, et tout gonflé d’orgueil, encouragé par sa propre démonstration, ironise, à la façon des animaux de fables bien connues. Un troisième élément, inattendu, s’invite dans la conversation et les ramène à plus d’humilité. Nous vous laissons découvrir de qui il s’agit! Le Cha jiu …

Pourquoi ce livre ?

Parce que j’adore les illustrations de Rébecca Dautremer …Et que l’histoire est : « En 1861, alors que les vers à soie du continent (et au-delà) sont infectés par une maladie les rendant inutilisables, une ville qui vit du commerce du précieux tissu doit trouver comment se sortir de cette mauvaise passe. La solution se trouverait de l’autre côté de la planète. Hervé Joncour est envoyé au Japon afin de ramener de là des vers précieux en bonne santé. Sur place, il se lie d’amitié avec Hara Kei et tombe sous le charme de sa jeune maîtresse. Une fois retourné chez lui, il sera hanté par le pays quitté et les beautés qu’il renferme? » Et là, il suffit de voir la couverture pour comprendre que je ne vais pas m’en sortir indemne. Rebecca Dautremer est connue pour ses livres pour enfant. Lorsque les éditions Tishina (qui ont été créées autour de Soie d’ailleurs) l’ont contactée pour illustrer un livre adulte, la jeune femme a saisi l’opportunité de donner une touche plus mature et plus saisissante à …

Voyager au fil des rimes

C’est à Bali que Stéphanie commença sa carrièrede littéraire… D’abord billettiste pour une rubrique féministe. Puis cette rédactrice devint traductrice, le soir, animatrice, et enfin lectrice!!! Car son petit Balthazar, adore les histoires! Et pour Stéphanie, c’est l’enfance de l’Art… Si bien qu’un jour, elle s’est dit : « pourquoi ne pas faire quelque chose de tout ça ? » Avec la série « Les Sergents », cette amoureuse des mots entraîne petits et grands au Mexique, au Japon, à Paris puis en Angleterre… À la recherche d’un objet perdu que ce messieurs oublieux finissent toujours par retrouver. On est rassuré! Composé en rimes, ces petits livres ne sont pas seulement rigolos. En effet, pour comprendre l’histoire, il faudra peut-être chercher dans le dictionnaire la signification du mot « hakama » ou bien où se trouve la ville « Tepito. Car voilà, si « Le Sergent Renoir a perdu ses lunettes noires » et « Le Sergent Gégé a perdu ses clés » sont divertissants et légers, les sept petits livres ont aussi pour vocation d’élargir le vocabulaire de se lecteurs qu’ils aient 5 ou 105 …

« Make-Eat-Think », petit magazine japonais sur la culture culinaire : un délice de poésie.

« Permanent » est une petit magazine imprimé sur du papier recyclé, de format A5, aux photographies incroyablement poétiques, naturelles et spontanées. Nature, scènes de vie quotidiennes, petits instants de promenades, préparation du repas illustrent visuellement ce livret qui traite de la tradition culinaire autour d’aliments précieusement cultivés. Ce projet est né de la rencontre de deux Directeurs Artistiques suite au drame nucléaire de Fukushima. Tous deux natifs natifs de la région de Fukuoka, principale ville de l’île de Kyushu (Sud du Japon), ils souhaitèrent partager ce concept au Japon tout entier : « Cultivez, mangez, pensez ». Des témoignages simples, des images volées au milieu d’un dîner familial, où manger devient une petite cérémonie savoureuse, que l’on aime entretenir. La grâce avec laquelle la maman épluche les carottes, toute l’attention avec laquelle le petit garçon prépare le café, l’éclat de rire de la petite fille devant son onigiri (sandwich japonais au riz)… Toutes ces images nous inspirent tendresse, réconfort et simplicité.Un régal. À défaut de pouvoir vous procurer ces petits « manuels de photos », je vous invite à prendre …