Tous les articles classés dans : Uncategorized

Pour tous les amoureux… du Japon

Paul Claudel, Cent phrases pour éventails, Édition Gallimard : un petit bijou de poésie. Comment doit-on lire ces Cent Phrases pour éventails, que Paul Claudel, ambassadeur au Japon, fit paraître dans la langue du pays entre juin 1926 et janvier 1927 ? Comme de courts poèmes inattendus ? Comme une composition qui mime les haïkus ? Comme des bribes de journaux intimes, des états d’âme mystérieusement éparpillés ? Comme la possibilité, pour Claudel, d’exercer un humour métaphysique : « Je suis en pourparlers avec la mort (…) je pèse ses propositions » ? Comme une invitation à s’immerger dans un Japon, que Paul Claudel qualifiait de « paradis sur terre ». L’édition respecte la disposition et la double calligraphie ­ japonaise et française ­ de la parution d’origine. Ce qui permet au lecteur d’interrompre son regard pour faire apparaître d’abord «la rose», puis «cette fragilité qui exprime l’éternité». Et de sentir le souffle de l’éventail, dont Claudel rappelle, dans une préface à l’édition française de 1942, qu’elle est déjà toute prête à propager «cette parole muette que …

Momijigari

Chaque année au Japon, Novembre marque le début de la célébration de « Momijigari », littéralement « la chasse aux feuilles de l’érable ». Dans tout le pays, chacun se met en route vers les lieux les plus réputés pour la beauté des feuilles rougies d’érables. Une transmutation d’une beauté puissante rendue envoutante par son caractère éphémère. De cette contemplation de la beauté extrême et fugace, les Japonais tirent une profonde méditation sur la vie en partant ainsi, secrètement, en quête de l’arbre qui leur offrira le plus beau feuillage. Voici quelques photos de mes trouvailles les plus éblouissantes à Tokyo, Kyoto ou encore Nikko… Japon, 2000-2011.  

L’art des plantes en pot selon Sabine Besnard

Ce matin, accompagnée de mon amie Giulia, j’ai visité l’atelier de Sabine Besnard, artiste céramiste. Nous avons avec bonheur découvert une personne incroyablement vive, infiniment accueillante et profondément heureuse de vivre son art dans sa maison de Viroflay, où la céramique est partout présente. Depuis l’entrée du jardin, jusqu’au milieu du salon sans oublier dans son atelier caché derrière une formidable pépinière de bonzais… Tout est surprise. C’est un petit monde merveilleux où sont posés de multiples galets aux couleurs d’émaux variés, de larges vasques où trempent des oiseaux en grès et un majestueux banzai planté dans un pot en émail gris bleuté craquelé au milieu d’une bambouseraie… Sabine nous présente ses créations des arts de la table aux formes épurées, rouges, bleues céladon, beige… Assiettes, plats, tasses… Autant de pièce réalisées au tour, à l’estampage ou à la plaque dans son atelier. Mais ce qui me fascina par dessus tout, c’est cet art du « Shitakusa et du Kusamono », dans lequel Sabine nous emmène avec maîtrise et poésie . Mille compositions florales nichées dans de petits réceptacles en grès ou en émail viennent alors s’entreposer entre de grands bonzais, fièrement plantés dans …

Petit théâtre japonais, l’art du kirigami

Il était une fois un ancien art du pliage et découpage, dont l’origine remontait à la Chine des Han: le kirigami, mot issu du verbe japonais kiru (couper) et de kami (papier). Un art toujours très présent au Japon, où on le retrouve notamment dans les temples shinto, sous la forme d’un éclair carré. Dominique Ehrhard, auteur de livres et jeux pour enfants, propose de découvrir tout à la fois cette pratique japonaise et le Japon traditionnel dans un magnifique livre, où les personnages prédécoupés prendront délicatement vie pour évoluer, une fois en 3D, dans quatre décors différents, en relief: celui des Sumotoris, le décor du prêtre shinto, le décor des samouraïs ou encore celui des geishas. À chaque décor correspond un début d’histoire, permettant aux enfants de se mettre dans l’ambiance et de se plonger dans un univers peu connu d’eux: Samouraïs menaçants au pied d’une forteresse, suivant la « Voie du guerrier »; geishas de Kyoto rassemblées dans la chambre de thé de l’Okiya, maîtrisant avec raffinement la « Voie du thé »… Le tout sans ciseaux ni …

Sushi Marché

Un vrai restaurant japonais où les gourmands de sushis peuvent courir s’y régaler à prix doux ! Sushis Marché est un tout petit « snack » à sushis, à deux pas de la Maison de la Radio, où l’on peut se risquer aux plats du moment inscrits sur des post-it collés au mur. Quelques entrées pour une mise en bouche franco-nippone : pot au feu aux navets, asperges et bonite, saumon mariné et crudités craquantes, lamelles de canard et d’oignons… Une large variété de Sushis, Sashimis, Makis au maquereau, thon, saumon, coquille Saint Jacques et autres espèces de poissons, choisies par le chef selon le marché du jour.  Vous pouvez les déguster par paire ou bien dans une formule de votre choix, qui vous offrira ensuite la fort digeste Miso Soupe ! Ici c´est ultra frais, ça sent bon l´iode et surtout c’est authentiquement japonais de par sa simplicité et son service irréprochable.  Délicieusement reconstituant. Sushi Marché 20, rue Mirabeau Paris 16 Tél : 01 42 88 11 49 Menus : 12 (déj.), 19, 21 (bento, déj.), 22, 23, 27, …

La mascotte !

– page 14 du dernier numéro de Maison Française, – posant sur notre sofa design vintage scandinave tapissé en lin teint indigo façon shibori – devant la nouvelle collection déclinée autour de notre motif « lanternes flamboyantes » …. Pose JACOB, notre lévrier préféré !!!!! ❤❤❤ Merci à toute l’équipe de Maison Française qui jamais n’oublie une occasion de nous citer. Arigatou gozaimasu

2B&CO une belle collaboration pour notre jolie majesté

Je remercie au nom de toute l’équipe d’Ôtsuki Sama l’enthousiasme et la confiance de Valerie Anglade, fondatrice de 2B&Co, envers nos collections. Je suis ravie/enchantée/stimulée par cette collaboration qui m’invite à poursuivre mon chemin de partager, par le biais de mes créations, mon voyage de plus de 10 ans au Japon. Valérie Laudier. 2B&Co… C’est en suivant son cœur que valerie a fondé 2B&Co. Cette société a pour but d’accompagner les créateurs, designers, artisans, boutiques et concept stores dans des démarches qui souvent par faute de temps ou d’expériences leur font défaut ou leur semblent insurmontables. C’est notre quotidien. Nous proposons des services d’AGENT pour le développement commercial en boutique et de conseils en COMMUNICATION & RELATIONS PRESSE pour la notoriété et l’événementiel. Nous travaillons avec nos cœurs et nos cerveaux, préférons la rencontre, l’échange et privilégions les rapports humains, donnant souvent naissance à des idées inattendues…

La couleur dans l’estampe japonaise

Le musée Guimet a sélectionné dans son important fond d’estampes japonaises une trentaine d’entre elles afin d’illustrer la naissance et l’évolution de la couleur dans les « Images du Monde flottant ». Un choix judicieux qui permet de comprendre l’évolution des techniques au XVIIème et XVIIIème siècles, de l’impression monochrome à l’encre de Chine « sumizuri-e » aux estampes de deux ou trois couleurs « benizuri-e », jusqu’à l’estampe de brocart, polychrome « nishiki-e ». La première couleur à venir rehausser l’encre de Chine « sumi » est le rouge-orangé « tan », appliqué au pinceau, comme dans la très belle estampe de Moroshige, « Couple adossé », de la fin du XVIIème. Cet oxyde à base de plomb est remplacé vers 1740 par un pigment issu de la fleur de safran, « beni », auquel viennent s’ajouter le noir brillant « urushi-e » avec un aspect laqué, obtenu par ajout de colle, utilisé pour les détails comme les chevelures ou les ceintures, et un pigment vert d’origine végétale. A partir de 1765, commence l’avènement de l’estampe polychrome, « nishiki-e », aux multiples couleurs. Des couleurs donnant vie, à partir de la seconde moitié du …

Helen Amy Murray et Anne Sophie Pic : une expérience purement féminine

En 2003, l’écossaise Helen Amy Murray lance son propre label et ne cesse depuis d’être recherchée par les plus célèbres designers, architectes et collectionneurs du monde entier. Elle réalise de grandes oeuvres d’art, créée des lignes de mobilier et participe à de vastes installations. C’est au restaurant « La Dame de Pic », Rue du Louvre à Paris, que j’ai découvert avec émerveillement son travail de sculpture sur cuir, où courbes gracieuses apparaissent en relief suite à un travail minutieux de découpe à même la matière. Ce jeu d’ombres, de lumières et de lignes sculptées donnent naissance à de magnifiques pivoines qui s’épanouissent sur de longues branches au fil des multiples panneaux exposés à l’intérieur de la salle de restaurant. On devine le foisonnement des mille pétales enchevêtrés, derrière lesquelles se cachent une feuille qui en recouvre une autre… La branche ne s’arrête jamais, elle sursaute d’un panneau à l’autre… La composition est épurée, monochrome, légère grâce au vide qui permet à l’oeuvre de respirer… Inutile de citer l’inspiration japonaise dans cette oeuvre qui accompagne la valse …