Tous les articles classés dans : Voyages

Matcha : un instant d’absolu zen

Le véritable thé Matcha est une poudre de thé vert très fine, broyée à la main entre deux meules de pierre à Uji, ville japonaise au sud de Kyoto, et berceau historique de la culture du thé. Il se déguste à l’issue d’un rituel de préparation qui trouve son origine chez les moines zen. À défaut de nourrir ses aspirations à mener une vie de méditation, ce thé se distingue par ses nombreux bénéfices. Il apporte des vitamines, une belle peau, de la vitalité pour la journée. Son goût s’apparente à une poignée d’herbes fraîches. Aujourd’hui le thé est présent dans tous les foyers, bu par les enfants, pendant ou hors des repas, chaud ou froid. C’est au sein du « Machiya » (salon de thé) YUKIE, dans le cœur de la ville de Kyoto, que j’ai eu l’immense privilège de déguster ce thé matcha, préparé selon les règles de l’art que cette cérémonie impose. Nichée dans une maison traditionnelle japonaise magnifiquement décorée avec des matériaux contemporains, meubles vintage, autour d’un petit jardin intérieur, ce lieu d’une …

Klavdij Sluban – Divagation , sur les pas de Bashô – Paris Photo, 2016

Mon plus grand coup de coeur de cette édition Paris Photo 2016 et de toutes les sessions antérieures réunies… Klavdij Sluban, photographe franco-slovène s’ouvra à la photographie par la voie de la Littérature… Il puise ses inspirations dans la poésie géorgienne, le roman américain ou les essais japonais. L’artiste réalise très tôt qu’il ne pourra être qu’en mouvement, sur les routes. Il va sur des terrains qu’il ne maîtrise pas, pour toujours trouver l’émerveillement d’une première fois. En 1995, le nomade se dirige vers « l’extrémité du monde », le Japon. Tokyo le déconcerte. Le Japon changera sa vie et interrompra sa perpétuelle mouvance. Guidé et inspiré par sa lecture des carnets de voyage du grand maître des Haïkus Matsuo Bashô, Klavdij Sluban se lance sur ses traces afin de retranscrire ce véritable « voyage initiatique ». Le photographe a relié Kyoto à Tokyo à pied, puis a visité les îles de Sado, Shirakawa, Sakata, etc. Paysages, temples et portraits rythment cette pérégrination unique, reconnaissable à sa sensible utilisation du noir. Du temple aux îles de Matsushima, Klavdij Sluban nous …

Grands bleus à Santorini

La plus au sud des îles cycladiques, la mer Égée pour horizon premier, où le bleu tout autour invite au calme, au rêve et à la contemplation, Santorin offre des perspectives spectaculaires et nous plonge dans le mythe de l’Atlantide. Ôtsuki Sama vous conseille : Les « Eolia luxury villas » situées dans le village pittoresque de Pyrgos, au centre de l’île de Santorin, véritable labyrinthe de ruelles, habitées par de petites maisons traditionnelles. Les villas nous ont séduites par leur style minimaliste, aux lignes architecturales propres, créant une atmosphère zen. Décoration locale et point de vue magnifique sur la mer Égée. http://www.eoliavillas.gr/fr/   Dîner au « Rosemary restaurant », pour y admirer le coucher de soleil depuis la terrasse à la décoration soignée. Loin de la foule d’Oia, en contrebas de la citadelle vénitienne du village de Pyrgos, le restaurant Rosemary vous propose une cuisine savoureuse de type méditerranéen : sardines grillées accompagnées de caviar d’aubergines blanches (spécialité de l’île de Santorin). http://www.rosemarysantorini.gr/en/about-us/   Naviguer à bord d’un bateau de pêche entre les îlots de Néa Kaméri et Thirassia, tout en dégustant, à la tombée …

Ôtsuki Sama voyage… à Venise

La magie de Venise, la Sérénissime, en arrière-saison quand la brume épaisse pèse sur les canaux et que le soleil se dévoile peu à peu dans la lagune… Venise, à pied ou en Vaporetto et quand la fatigue apparaît, accoudé au bar d’une Osteria… Soirée à la Fenice… Une photo avec les pigeons place Saint Marc… Un Rossini au palais Gritti… Se glisser à gondole dans les eaux noires des canaux, blottis sous une épaisse couverture… Un baiser sous le Pont des Soupirs… Même les clichés sont ici tous délicieux…Le soir tombé, la ville se réveille de plus belle quand les palais s’éclairent et les rues se vident… Ôtsuki Sama vous conseille : L’hôtel « Ca’ Maria Adele », ancien palais du XVIe siècle, est un reflet de la Venise historique et une véritable incarnation de la splendeur grandiose d’une époque passée. Chaque chambre de l’hôtel s’inspire de l’histoire de la ville et de ses liens avec l’Orient : riches tissus de Damas, soies précieuses et mobilier ancien en bois africain. Les lits aux parures somptueuses procurent un confort douillet très …

À AMSTERDAM

les canaux, les façades historiques, les bateaux, les boutiques fashion, les vélos, Rembrandt, Vermeer, Van Gogh, les peintures de l’Âge d’or, la maison d’Anne Frank… Ici, le vélo est roi pour circuler sur le Dam ou se promener à l’Oude Kerk. L’église-monument la plus ancienne d’Amsterdam, puis à Nieumarkt. Sur cette place du XVIIe siècle se mêlent avec bonheur antiquaires, coffee-shops et théâtres. Puis pédaler vers Jordaan, un labyrinthe de ruelles typiques… 1000 vues pour 1000 photos… © Valérie Laudier

Le bleu pastel bientôt dans nos collections…

Le Bleu Pastel bientôt dans nos collections… Dès l’Antiquité, les Egyptiens utilisaient le pastel pour teindre les bandelettes dont ils entouraient leurs momies. À l’époque médiévale, les centres de production du pastel français se situaient en Bretagne, en Normandie, dans la Somme, en Gascogne et dans le Lauragais (triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne). Cette région connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Le commerce des coques, aussi appelées « cocagne » (boules de feuilles fermentées) débutait dans cette région appelée « pays de cocagne ». Par la suite, l’Isatis tinctoria fût détrônée par l’indigo, produit en Inde et extrait de l’arbre Indigotier. Sa production était plus simple et moins couteuse. En effet, le principe colorant l’indigotine se trouve en plus grande quantité dans les feuilles de l’Indigotier que dans les feuilles du pastel des teinturiers. Il faut en moyenne 2 tonnes de feuilles d’Isatis tinctoria pour produire 2 kg de pigment. Aujourd’hui, des passionnés essaient de faire renaître ces bleus régionaux . Dans le Gers, Henri et Denise Lambert, ont reproduit …

FULI OU LE PAYS D’ÉVENTAILS PEINTS

Le petit village de Fuli se situe non loin de Guilin, dans la province de Guangxi, sud est de la Chine. Chargé d’une histoire de plus de 1000 ans, ce joli bourg est le lieu d’une importante production d’éventails peints en Chine. Fuli, ou « le pays d’éventails peints »… Ses habitants ont transformé leur rue centrale en véritable galerie d’éventails d’un mètre de diamètre ! Tous sont ornés de paysages montagneux, reproduction des plus belles vues du fleuve Li qui longe le village, ou de belles calligraphies peintes par les artistes de passage…Les maisons furent construites à la fin de la Dynastie des Qing. Leur particularité réside dans les sculptures de fleurs ou d’oiseaux qui décorent les proches d’entrée. Une fois celui-ci franchi, un dédale de patios, de chambres et d’ateliers de travail… où planches de soie coupées en éventails sont marouflées, prêtes à recevoir l’armature en bambou… Photos © Valérie Laudier  

Momijigari

Chaque année au Japon, Novembre marque le début de la célébration de « momijigari », littéralement « la chasse aux feuilles de l’érable ». Dans tout le pays, chacun se met en route vers les lieux les plus réputés pour la beauté des feuilles rougies d’érables. Une transmutation d’une beauté puissante rendue envoutante par son caractère éphémère. De cette contemplation de la beauté extrème et fugace, les Japonais tirent une profonde méditation sur la vie en partant ainsi, secrètement, en quête de l’arbre qui leur offrira le plus beau feuillage.Voici quelques photos les plus belles merveilles admirées à Tokyo, Kyoto ou encore Nikko… Valérie Laudier