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Le bleu pastel bientôt dans nos collections…

Le Bleu Pastel bientôt dans nos collections… Dès l’Antiquité, les Egyptiens utilisaient le pastel pour teindre les bandelettes dont ils entouraient leurs momies. À l’époque médiévale, les centres de production du pastel français se situaient en Bretagne, en Normandie, dans la Somme, en Gascogne et dans le Lauragais (triangle compris entre Toulouse, Albi et Carcassonne). Cette région connut une grande prospérité grâce au commerce du pastel. Le commerce des coques, aussi appelées « cocagne » (boules de feuilles fermentées) débutait dans cette région appelée « pays de cocagne ». Par la suite, l’Isatis tinctoria fût détrônée par l’indigo, produit en Inde et extrait de l’arbre Indigotier. Sa production était plus simple et moins couteuse. En effet, le principe colorant l’indigotine se trouve en plus grande quantité dans les feuilles de l’Indigotier que dans les feuilles du pastel des teinturiers. Il faut en moyenne 2 tonnes de feuilles d’Isatis tinctoria pour produire 2 kg de pigment. Aujourd’hui, des passionnés essaient de faire renaître ces bleus régionaux . Dans le Gers, Henri et Denise Lambert, ont reproduit …

FULI OU LE PAYS D’ÉVENTAILS PEINTS

Le petit village de Fuli se situe non loin de Guilin, dans la province de Guangxi, sud est de la Chine. Chargé d’une histoire de plus de 1000 ans, ce joli bourg est le lieu d’une importante production d’éventails peints en Chine. Fuli, ou « le pays d’éventails peints »… Ses habitants ont transformé leur rue centrale en véritable galerie d’éventails d’un mètre de diamètre ! Tous sont ornés de paysages montagneux, reproduction des plus belles vues du fleuve Li qui longe le village, ou de belles calligraphies peintes par les artistes de passage…Les maisons furent construites à la fin de la Dynastie des Qing. Leur particularité réside dans les sculptures de fleurs ou d’oiseaux qui décorent les proches d’entrée. Une fois celui-ci franchi, un dédale de patios, de chambres et d’ateliers de travail… où planches de soie coupées en éventails sont marouflées, prêtes à recevoir l’armature en bambou… Photos © Valérie Laudier  

Momijigari

Chaque année au Japon, Novembre marque le début de la célébration de « momijigari », littéralement « la chasse aux feuilles de l’érable ». Dans tout le pays, chacun se met en route vers les lieux les plus réputés pour la beauté des feuilles rougies d’érables. Une transmutation d’une beauté puissante rendue envoutante par son caractère éphémère. De cette contemplation de la beauté extrème et fugace, les Japonais tirent une profonde méditation sur la vie en partant ainsi, secrètement, en quête de l’arbre qui leur offrira le plus beau feuillage.Voici quelques photos les plus belles merveilles admirées à Tokyo, Kyoto ou encore Nikko… Valérie Laudier  

Envie d’un grand bol d’air ? Foncez à Stockholm ! Chapitre 2 : Cure de chlorophylle

La principale originalité de Stockholm est sans doute l’interaction avec la magnifique nature qui l’entoure et la traverse. Il n’est donc pas surprenant que la Commission européenne ait désigné Stockholm comme première capitale verte de l’Europe en 2010. Les suédois vouent une véritable passion à la nature de leur pays, et à la vie à lrextérieur. Au delà des multiples parcs et jardinets qui entourent les maisonnettes en bois rouges, en plein coeur de Stockholm, voici une balade tout à fait surprenante : Rosendals Trädgärd, sur Djurgarden ou encore l’île aux loisirs… Au bout d’une longue et agréable marche en pleine nature, se dévoile une immense pépinière organisée comme un petit village où l’on peut se promener, faire des emplettes, déjeuner, faire une pause au coeur d’une grande serre et de grands jardins… Pas de meilleure période qu’en cette fin de mois de Juin pour apprécier cet endroit des plus bucoliques… Détour incontournable pour les amateurs de fleurs et d’ambiance champêtre…

Envie d’un grand bol d’air ? Foncez à Stockholm ! Chapitre 1 : les vieux fous d’histoire

Pour les vieux fous d’histoire, Ôtsuki Sama vous propose une première jolie balade incontournable sur l’île de Gamla Stan. Entre deux eaux, berceau de la ville, fondée en 1225. Malgré sa grande attraction touristique, l’îlot n’a rien perdu de son charme presqu’intact. L’île se découvre à pied ou à vélo au fil de ses étroites ruelles pavées, le nez levé vers les façades qui racontent l’histoire de la vieille ville ! En voici quelques clichés.

« Tsutsuji Matsuri »

Festival des azalées… Le sanctuaire Nezu et son jardin comptent parmi les lieux d’exception de Tokyo. Avec 3 000 plantes de 50 variétés, le lit fleuri qui cascade ici en colline est une splendeur. Depuis trois siècles, le jardin demeure l’un des plus célèbres et des plus visités de la ville, surtout pour son parc d’azalées. Chaque année, entre début avril et le 5 mai, se tient là le Festival de l’azalée, occasion de représentations musicales de koto et de cérémonies du thé en plein air. Nezu Jinja1-28-9 Nezu, Bunkyo-ku. Station : Nezu, ligne Chiyoda, sortie 1 © Valérie Laudier Bastit  

KYOTO

Voyage au coeur de la plus ancienne tradition nippone. Oeuvres de maîtres jardiniers et architectes du 17ème ou 18ème siècle… Véritables symboles de la modernité dont s’inspirent largement tous nos contemporains. Album : All pictures taken by Valerie Bastit Laudier  

De Yanaka aux tableaux impressionnistes …

Parmi mes multiples découvertes auJapon,en voici une tout à fait singulière, qui restera un détour incontournable lors de chacun de mes passages à Tokyo :Yanaka, l’un des rares quartiers de Tokyo ayant échappé aux bombardements de la seconde guerre mondiale et résisté au tremblement de terre de 1923… Les bâtiments au charme désuet et intime, les étroites ruelles remplies de petits temples nous font voyager dans un temps où le Japon était plus traditionnel.Ici et là, les multiples petits restaurants, les fabricants de « tofu » ou de « tatami », le vieux cimetière, la galerie très en vogue « Scai the bath house » construite dans un ancien bain public… participent au charme singulier de ce quartier.Mais à Yanaka, un de mes endroits préférés est l’original « Isetatsu« , le magasin spécialisé dans le papier japonais, traditionnellement appelé « Chiyogami« . Depuis le 19ème siècle, la famille Hirose créent les illustrations puis lesimpriment artisanalement à la manière des estampesjaponaises… Leurs motifs sont inspirés des sceaux ou armoiries des samouraïs et membres de la cour, médaillons souvent reproduits sur leurs kimonos et armures… Mais aussi, …

« Ôtsuki Sama voyage » à Copenhagen : Coup de coeur

Fine soie de kimono vintage… Premières fleurs du printemps… Vapeur tiède d’un thé chaud… douceur d’un fin papier japonais… craquante odeur du pain frais… autant de détails quotidiens qui stimulent les cinq sens… Mais une découverte surprenante vient s’ajouter à ma liste : l’incroyable délicatesse des fines porcelaines de l’artiste  Inge Vincents, qu’elle intitule « Thinware ». Difficile de décrire en quelques mots seulement, l’unique travail d’Inge. C’est de l’amour du blanc qu’est né son travail, tout comme le prouve l’intérieur de son espace de création. Fine comme du papier de soie, la porcelaine est manipulée avec grande tendresse, sans tour ni moule. Une fois enfournée et moyennant une technique tenue secrète, les vases, petites tasses ou autres photophores sont aussi transparents que de l’opaline… Autodidacte, Inge Vincents n’a rien à envier au parcours d’autres maîtres diplômés de grands écoles d’arts. Elle démontre très naturellement qu’être artiste est avant tout réaliser ses rêves à force de travail passionné, de persévérance, de patience et de confiance…Lors de ma visite, Inge a eu la gentillesse de me montrer l’un …