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Bleu de Sèvres

Bleu de Sèvres : Bleu de cobalt, nommé Bleu royal au XVIIIème siècle, mis au point sur la porcelaine dure comme fond coloré. Cette couleur de grand feu, transparente est en général posée par putoisage en 3 couches sur une porcelaine incolore cuite. Mais en changeant la technique, on change l’effet ! Sur grande assiette Diane, j’ai peint au pinceau des nuages, première partie du décor de ma nouvelle assiette – série « Urban Nature » Cuisson à très haute température (environ  1200 degrés) pour l’obtention d’un bleu profond et brillant. Travail en cours au sein des Ateliers de pratique amateur de la Manufacture de Sèvres. =  

Fukushima Pride by Junko Koshino

Dans la préfecture de Fukushima, un grand nombre d’objets d’art traditionnels, menuiseries, verreries, objets folkloriques ont été créés pour mettre en valeur les techniques ancestrales largement maitrisées par les artisans de la région. En collaboration avec l’artiste Junko Koshino, de renommée internationale, tous ces artisans ont crée une marque « Fukushima Pride », pour transmettre le charme de la région et ainsi participer à sa renaissance. Parmi les différents métiers distingués dans la collection 2018 de Fukushima Pride, j’ai été particulièrement fascinée par la beauté du washi (papier japonais). La technique du washi se perpétue au Japon depuis des millénaires. Le papier japonais est issu de 3 arbustes à papier principalement : le kôzo (mûrier à papier, le plus couramment utilisé), le mitsumata et le gampi. La pulpe du washi n’est pas issue du bois de ces plantes, mais des fibres blanches de l’écorce qui entoure les branches. Le processus de fabrication du washi traditionnel est encore assez répandu, et il existe encore de nombreux ateliers où l’artisan effectue toutes les tâches à la main. L’intérêt d’une facture manuelle est la complète maîtrise de chaque …

Décor en or

L’assiette « Urban Forest » fait partie de la série « Japanese urbanism », composée de quatre assiettes en porcelaine, peintes à la main au sein des ateliers de formation de la Manufacture de Sèvres. Toutes tentent d’illustrer le paradoxe entre fièvre de modernisation urbaine et harmonie vers laquelle la culture japonaise tend dans son rapport à la nature. Plusieurs techniques furent appliquées pour le décor de cette dernière pièce. Tout d’abord, le dessin réalisé directement sur l’assiette à la plume avec un pigment gris plomb mélangé à un liant à base de sucre. Après une première cuisson à 820°C, les décors sont peints à l’aide d’une palette de couleurs de « petit feu ». Plusieurs couches et cuissons sont nécessaires, à 880° C et à 840° C ; après la première cuisson, la composition est repeinte (repiquée), afin de renforcer les tons et d’affiner les nuances et les détails. Ce décor a nécessité une trentaine d’heures de travail. Enfin, l’or pur à 24 carats en relief est appliqué au pinceau. En poudre à la sortie du laboratoire, l’or est mélangé à un fondant et une …

Fukushima is not over

Dimanche dernier, un pays entier s’est immobilisé dans le recueillement. Le 11 mars 2011, à 14h46 précisément (06h46 en France), un séisme avait lieu au large du Japon, provoquant un violent tsunami qui allait s’abattre sur plusieurs centaines de kilomètres de côtes causant la mort ou la disparition de plus de 18.000 personnes. Sept ans après ces événements tragiques et l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima, le Japon s’est donc recueilli en hommage à ses disparus. Alors qu’une cérémonie officielle avait lieu à Tokyo en présence du Premier ministre Shinzo Abe, les alarmes ont retenti dans tout le pays. Soudainement, des millions de personnes se sont arrêtées en pleine rue, le temps d’avoir une pensée pour les victimes. Ce genre d’hommage où une nation entière s’arrête pendant quelques instants existe dans plusieurs endroits sur la planète. Le 27 du mois de Nissan en Israël immense hommage aux victimes de la Shoah. Le 1er août les Polonais se souviennent des martyrs de l’insurrection de Varsovie. Le 10 novembre les Turcs se figent en hommage à Atatürk.

Les Roses de la Pompadour

C’est dans sa très jolie grange au coeur d’un petit village de l’Eure que Murielle Joubert, artiste céramiste, a installé son atelier. Ancienne technicienne d’art de la Manufacture de Sèvres, Murielle m’a invitée le temps d’une journée à partager le plaisir de modeler la matière que l’on nomme porcelaine… Pas de plus bel endroit pour s’inspirer de la légende si chère à La Manufacture de Sèvres selon laquelle la marquise de Pompadour, un jour d’hiver, reçut le roi Louis XV dans une serre de son château devant un parterre de fleurs en porcelaine peintes au naturel, sur lesquelles on avait vaporisé du parfum. Le roi en fut émerveillé… C’est donc le temps d’une journée exceptionnelle, que je tentai, sous l’enseignement pointu de Murielle, de redonner vie à cette jolie histoire en modelant de petites roses pour « La Pompadour », selon la traditionnelle technique du pastillage, héritée du 18ème siècle. Chaque pétale est modelé du bout des doigts, à partir d’une pastille de porcelaine tendre. Samedi 4, Dimanche 5 & Lundi 6 Juin 2017 au Moulin de la Bellassière & Jardin des six sens, Murielle Joubert s’approprie le domaine …

Le kimono, à l’honneur d’une exposition au musée Guimet

De sa fabrication délicate à l’habillage, presque comme un rituel, le kimono est évocateur de savoir-faire et de tradition japonaise. Pour la première fois, la collection de plus de 150 kimonos de la très célèbre maison de mode japonaise « Matsuzakaya », s’installe au Musée national des arts asiatiques – Guimet à l’occasion d’une exposition entièrement consacrée à cet habit traditionnel à la forte et belle histoire, baptisée Kimono, au bonheur des dames. Comme durant le règne des grands magasins parisiens du Second Empire, la maison de mode Matsuzakaya joue un rôle fondamental dans la production et la promotion de l’art de l’habillage ou « kosode ». Simple boutique fondée en 1611, fournisseur auprès de la noblesse japonaise un siècle plus tard, elle est transformée en grand magasin au début du XXème siècle, avant de confirmer son statut de référence pour l’art textile. Ainsi au fil des siècles, la collection Matsuzakaya s’enrichit de pièces d’exception – kimonos taillés dans des étoffes luxueuses parées d’éblouissants motifs, qui témoignent des savoir-faire des artisans japonais. De même, pour faire face au phénomème naissant de …

Deux artistes pour un chef d’oeuvre unique

Oki Sato, designer japonais maintes fois récompensé et Michel Maillot, brillant modeleur – sculpteur de la Manufacture de Sèvres réunis sur un seul et même projet. Magnifique vase en porcelaine de sèvres, d’où s’entremêlent branches de cerisiers… Oki Sato conçoit, crée, imagine, dessine les croquis. Michel Maillot réalise, cherche, touche et transforme la matière pour faire naître des dizaines de petites fleurs épanouies ou bourgeonnantes, toutes accrochées à de fines branches. L’artisan essaie et recommence pour créer la pièce la plus belle et proche de l’idée artistique originale d’Oki Sato… Mais devant telle étonnante création unique, est-il fondamental de distinguer l’artiste de l’artisan ? Diplômé en architecture de la très renommée université Waseda, Oki Sato ne pourra néanmoins voir sa création achevée, sans le talent infini de Michel Maillot, issu de l’École d’Art de Sèvres, où sont enseignés au plus haut niveau tous les métiers relatifs à l’univers prestigieux de la Céramique. De l’ébauche dessinée dans le bureau du Designer au Japon, à la sortie de l’oeuvre des fours de la Cité de la Céramique …

l’Asie célèbre l’année du coq !

Le Nouvel An Chinois, défilé coloré de dragons et feux d’artifice, est à l’origine la fête du solstice d’hiver, qui marque la fin de la période de froid et l’arrivée prochaine du printemps… La fête se déroule sur plusieurs jours, toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est une occasion pour des millions de chinois de se retrouver en famille pour célébrer cette nouvelle année. Une légende veut que seuls douze animaux avaient répondu présents à l’invitation de l’Empereur de Jade pour le Nouvel An. Pour les remercier, chacun se vit attribuer une année. En 2017, il s’agit de celle du Coq de feu ! Une pensée aux natifs de 1933 1945 1957 1969 1981 1993 ! Aquarelle sur washi, ©Valérie Laudier

« Golden Promise »

C’est officiel,  le « Golden Promise », nouveau bar de la célèbre enseigne « La Maison du whisky », vient d’ouvrir ! Au sous-sol du restaurant « La Maison du Sake » (11 Rue Tiquetonne dans le 2ème à Paris), le bar est un vrai dédale de pièces à dégustation. Du bar Tachimoni* aux salles feutrées pour des dégustations plus pointues, « La Maison du Whisky » vous invite à savourer les quelques 150 whiskies de leur fameuse collection. Boisés, floraux, épicés, fruités, tourbés, iodés … écossais, irlandais, américains, canadiens, indiens ou japonais…  La liste fut longue à calligraphier, peindre ou illustrer ! Telle fut en effet ma petite contribution à ce grand projet, la réalisation d’une fresque couvrant tout un mur voûté du bar Tachimoni, où figurent les noms des plus grandes distilleries du monde entier. Gros travail de recherche et de composition, cette réalisation est unique et le fruit de longues heures de travail. N’hésitez pas, selon la tradition japonaise, à venir vous accouder au bar du Tachimoni, contempler la fresque tout en dégustant une création du très spécial barman de « La Maison …

« Nengajo » ou petite carte de voeux japonaise

  Il faut remonter au VIIème siècle pour trouver trace de l’origine des Nengajo au Japon, ces cartes de vœux japonaises. A l’époque il était bon d’aller à la rencontre des personnes que l’on connaissait pour faire ses vœux de bonne année, et lorsque certaines étaient éloignées on leur envoyait une lettre. Puis, au fil du temps, les lettres ont prit le dessus sur les rencontres et les Nengajo sont devenues une tradition pour le nouvel an. Il est aujourd’hui intéressant de constater que malgré la forte utilisation des Smartphones, tablettes et autres ordinateurs par les Japonais, les Nengajo restent très populaires au Japon. Il est encore préférable de les écrire à la main et de les envoyer à temps pour qu’elle arrive le jour même du nouvel an ! La poste se mobilise dans tout le Japon chaque 1er Janvier pour distribuer les Nengajo à la première heure dans les boîtes aux lettres ! À méditer ! あけましておめでとうございます Bonne année Happy New Year Calligraphie et illustration sur washi indigo, ©Valérie Laudier, 2017.